Apprendre à méditer avec Christophe André : retour sur mon premier mois de méditation pleine conscience !

“Méditer, ce n’est pas se couper du monde mais au contraire, se rapprocher de lui pour le comprendre, l’aimer et le changer.” (Christophe André)

Retour sur mon premier mois de méditation

 

Quand et pourquoi je me suis mise à la méditation ?

J’ai débuté la méditation pleine conscience le samedi 2 août 2017 dans le cadre du premier défi lancé sur le blog. J’explique les motivations dans l’article intitulé “Défi 15 minutes de méditation par jour “. Nous avions promis de vous faire un retour, de vous parler de notre expérience, alors voilà, je me lance :

Après mon premier mois de méditation, est-ce que je me sens différente ? Honnêtement … non. Je ne me sens pas plus zen ou détendue, je reste énervée dans les bouchons, stressée au travail et je peux encore me mettre en colère, ressentir de la tristesse et râler. Bon, rien d’alarmant étant donné que :

  1. Il faut des années de pratique quotidienne pour obtenir des effets aussi surprenants tels que le contrôle de ses émotions
  2. Méditer ne vise pas à supprimer ses émotions (qu’elles soient positives ou négatives), mais à apprendre à vivre avec sans jugement aucun.

Méditation à Abidjan

Au bout d’un mois de méditation, quels changements ?

Bon, je n’ai pas changé et je suis toujours aussi émotive. Mais ces 15 minutes par jour (ou presque, quelques oublis, hum !) que je m’octroie pour m’asseoir (voir m’allonger) et … ne rien faire sont extrêmement instructifs. J’ai réalisé à quel point il était dur de se forcer à lâcher prise et à se poser sans aucune stimulation extérieure. C’est d’autant plus difficile que cela se passe dans la routine, le quotidien, et non en période de vacances. Je pense avoir la chance de pouvoir pratiquer la méditation dans mon cadre de vie : J’habite à Abidjan où le soleil, les palmiers et cocotiers sont au rendez-vous toute l’année ! Mais cela n’empêche pas les bruits incessants de la ville, les klaxons, cris et brouhaha qui accompagnent les chants d’oiseau et le bruissement du vent dans les arbres.

Pour dire la vérité : Bien souvent je n’ai pas envie. Pas envie de m’asseoir, de me concentrer sur mon souffle et de ne penser à rien. La plupart du temps, c’est difficile : je m’assois et hop, je me mets à penser a 1000 choses à faire : les courses, le rendez-vous médical oublié, les impôts, la lettre à poster, le chien à promener, etc. Mais malgré ces difficultés, je ressens très profondément les bénéfices. Je sens que je suis extrêmement dispersée et que cette pratique  me permets de me recentrer. Je ressens ce besoin de faire le vide, même quand je n’ai pas envie et surtout, quand je n’y arrive pas. Et ce qu’il y a de magique dans la pratique de la pleine conscience, c’est qu’on ne doit porter aucun jugement sur ses ressentis : on doit accepter la réalité telle qu’elle est. Et oui, même si on n’arrive pas à rester calme, à se connecter à son souffle ou à se concentrer sur le moment présent, tant qu’on en prend conscience, on est bien dans l’exercice ! Pour contrer les idées reçues, pas besoin d’être un sage ou d’être 100 % zen pour s’y mettre.

J’en  suis donc là : Pas de changement radical dans ma vie. Je ne suis pas devenue zen, je n’ai pas trouvé l’éveil et je m’énerve toujours. Mais je ressens que j’ai besoin de continuer à pratiquer, et que j’apprends beaucoup sur moi et le fonctionnement de mes pensées. J’apprends à déchiffrer mes émotions et à les accueillir avec bienveillance. Je m’exerce surtout à me détacher de cette “voix” (non non, je ne suis pas folle!) qui juge sans cesse ce que je ressens, cet écho constant qui ressasse et m’empêche de prendre du recul ce qui m’arrive. Je m’y attèle, mais sans forcément y arriver systématiquement, ou même parfois sans y arriver du tout. Pas de panique, c’est normal, on n’est pas toujours dans les meilleurs dispositions pour méditer, la vie est faite de noir, de blanc, de beige, mais n’est jamais linéaire, inerte, constante. Je me concentre donc sur mon souffle, je suis attentive à ce qui se passe en moi, mais également à ce qui m’entoure, à mon environnement direct. Avec ma petite expérience de débutante, je dirais que c’est ça, la pleine conscience. Cet équilibre entre soi et le monde. On apprends à arrêter d’accorder autant d’importance au bourdonnement incessant de ses pensées et à moins suivre les jugements que nous portons sur nous même et les autres. Que du bonheur donc 😉 Mais il faut pratiquer, pratiquer et pratiquer ! J’ai choisi pour ma part de débuter avec le livre de Christophe André, intitulé Méditer jour après jours, 25 leçons pour vivre en pleine conscience. Je le trouve super beau, moi qui aime les livres, le beau papier, la philosophie et la poésie, je suis servie ! Je vous dis tout.

Méditer jour après jour (Christophe André)

Qui est Christophe André ?

Psychiatre et psychothérapeute, il exerce dans le service Hospitalo-Universitaire de St-Anne à Paris, au sein d’une unité de psychologie cognitive et comportementale spécialisée dans le traitement et la prévention des troubles anxieux et dépressifs. Il a été l’un des premiers médecins à introduire en 2004 la méditation laïque dans les pratiques de soin en France et a été lauréat en 2016 du Prix Jean Bernard, de la Fondation pour la Recherche Médicale. Il anime de nombreux séminaires sur les notions d’altruisme, de bienveillance, de communication non violente et de psychologique positive. Il anime également le blog psychoactif où il partage ses pensées, ou comme il les appelle, les “états d’âmes d’un psychiatre”.

Auteur à succès de nombreux ouvrages, il est notamment connu pour ses best-seller Imparfait, libre et heureux ainsi que Méditer jour après jour, dont nous allons parler aujourd’hui.

Méditer jour après jour

Ce livre, absolument accessible à tous est une initiation à la méditation pleine conscience et à ses concepts. Il est fournit avec un cd audio contenant 25 leçons. C’est un ouvrage apaisant, poétique, philosophique et artistique : chaque exercice est accompagné d’une peinture, qui nous permet d’aborder les concepts clefs de la pleine conscience. Respiration, écoute des sons, perception de ses émotions, présence à soi, attention accrue… tout cela n’aura bientôt plus de secret pour vous ! Il vous suffit juste de dégager du temps pour méditer, et pratiquer régulièrement. Vous pouvez même trouver le cd audio qui accompagne le livre en accès gratuit sur youtube : méditation pleine conscience de Christophe André.

 

Après 1 mois et demi de pratique, avec quand même quelques oublis (je n’ai pas réalisé un sans faute, damned!), voilà mes impressions, ressentis et pensées. C’est une sacré expérience, même si ce n’est pas toujours évident de stopper le flux incessant d’activités quotidiennes que nous nous imposons pour venir s’asseoir dans le silence. Si vous ne pouvez pas accorder autant de temps chaque jour, ce n’est pas grave, l’essentiel est de s’y mettre : Tentez par exemple 10, voire 5 minutes tous les deux jours, pour commencer. Si cela devient plus facile, augmentez le temps petit à petit, mais allez à votre rythme. Et surtout, pas de pression ! S’il y a bien une pratique où il faut être indulgent avec soi même et ne pas rechercher la performance, c’est bien celle-ci !

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Et vous, avez vous déjà pratiqué ? N’hésitez surtout pas à nous faire part de votre expérience, de vos conseils pour les plus expérimentés, de vos avis et vos impressions !

 

 

 

 

 

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